Notre consultant Jacques Monclar revient sur la dernière semaine de NBA, marquée par l'hommage rendu à Dwyane Wade, la belle série de Phoenix, le divorce d' Iverson et des Sixers, ou encore la perf' de Jason Kidd, sans oublier le bilan des Français.
SPORTSMAN OF THE YEAR

Dwyane Wade est devenu le sixième basketteur à devenir numéro 1 des sportifs américains. Il rejoint Bill Russell (1968), Kareem Abdul Jabbar (1985), Michael Jordan (1991), le duo Tim Duncan-David Robinson (2003). Seulement deux joueurs de champ dans la liste. Comme sa Majesté MJ, "D" Wade a porté son équipe, tantôt pompier en interceptant une balle de match, tantôt scoreur de génie dans le money time. Le Floridien a validé sa grandeur lors des quatre dernières rencontres de la finale contre Dallas, en alignant une moyenne de 39,2 points, 3,5 passes, 2,5 interceptions. L'histoire du garçon est belle. Elle fut douloureuse, commencée à Englewood, banlieue peu recommandable de Chicago. Une maman en détresse, un père parti, Dwyane sera quasiment élevé par une de ses trois soeurs (Tragil) avant de retrouver son père jeune adolescent. Il découvrira alors le basket. Un basket qu'il honore de son humilité, de sa simplicité, de son incroyable talent et de sa rage de vaincre. Longtemps dans l'ombre de LeBron James ou Carmelo Anthony, ses compagnons de la draft 2003, "D" Wade a su gagner et faire gagner. Souvenons-nous, 2 victoires à 0 pour Dallas, match 3 à Miami, -13 pour Miami, 6'15'' de jeu. Un homme y croit encore et toujours, inscrivant 15 points dans le dernier quart, 42 au total, lançant un surf magique du Heat vers le titre NBA. "D" Wade y a cru et depuis, nous croyons tous en lui... pour longtemps sans doute, car le jeune lauréat n'a que 24 ans.
11/11

Phoenix est en feu, Steve Nash fait hurler ses stats, Amare Stoudemire est surnaturel, Shawn Marion tout en efficacité et Boris Diaw redevient le formidable multicarte qu'il sait être. La conférence Ouest, déjà très relevée, voit revenir un nouveau prétendant. Mike d'Antoni a trouvé la bonne alchimie, cela n'est pas pour nous déplaire. Le jeu des Suns est une bénédiction pour la Ligue et les fans, le 161-157 du Suns-Nets en étant l'illustration. Comme l'a dit Mike d'Antoni, direction les "NBA Classics" pour ce must d'attaque et de meneurs (Steve Nash et Jason Kidd).
THIS IS THE END

Divorce très probable entre Allen Iverson et les Sixers de Philadelphie. Ils se sont tant aimés que cela est un peu triste. "Phila" semble vouloir faire l'impasse sur une saison où ils sont déjà en galère, même si dans la conférence Est tout est encore possible. "Little Big Man", quant à lui, va sans doute avoir le choix. Pourquoi ne pas aller chercher un titre dans un gros collectif ? Ce serait un magnifique ultime défi. Ce sera le "big deal" et le téléphone doit déja chauffer du côté de Minnesota, Denver, Dallas et consorts.
79 ET COLLECTOR

Jason Kidd n'a pas déçu, le voilà numéro 3 de l'histoire des triple-doubles avec 79. Prochain objectif ? Le club des 100 qu'il pourrait, s'il reste aussi fringant au printemps, atteindre en 2008. Collector comme le nouveau ballon. Dès le 1er janvier 2007, retour au "vieux" ballon. David Stern donne ainsi quitus aux joueurs, leur montre son respect et invente un ballon... collector.
TRANQUILLES

Comme Orlando et Utah, qui continuent leur petit bonhomme de chemin et ne sont plus à ranger au rayon des surprises. Ces deux-là vont être le poil à gratter de leurs conférences respectives. Trop tranquilles, les Pistons qui, en oubliant de défendre, laissent des matches en route et oublient leurs valeurs. Mention aux Lakers, avec un Kobe Bryant qui monte en régime et qui gagnent "in" San Antonio SVP.
ISIAH ET LE GARDEN

Pas le grand amour entre le coach des Knicks et le Garden. "Fire Thomas" ("Virez Thomas") est le refrain à la mode. Pourtant, avec 8 matches gagnés, les Knicks font figure correcte mais à domicile, l'équipe semble paralysée et le coach est dans l'oeil du cyclone. Certains ex-coaches envoyés à l'abattoir par Isiah Thomas, alors general manager, doivent sourire (Allô Larry Brown...).
FRANCE

Météo variable pour Johan Petro et Michael Gelabale, qui jouent mais ont des perfs en dents de scie. Mike Pietrus, lui, vit au rythme des Warriors avec des "très hauts" et quelques "bas" mais MP2 a la confiance de Don Nelson, lequel vient de gagner son 1200e match NBA !!! Respect. Tony Parker continue de s'éclater, véritable "chief commander" des Spurs, et sert de plus en plus de caviars à ses coéquipiers. "Yacou" Diawara se démène, défend, existe mais voit peu le ballon dans un collectif des Nuggets un tantinet primaire. Boris Diaw revient à son meilleur niveau et ce n'est que du bonheur pour les Suns et... lui-même. Enfin, Ronny Turiaf est limité par son temps de jeu, si on peut appeler ça comme ça...