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Lebron, Kobe, Parker, Diaw... venez suivre les évènements du basketball... NBA, I Love This Game, NCAA et plein d'autres choses... come and check it out! ;o)

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L'oeil de Jacques Monclar - 30 mai 2007

Comme chaque semaine, notre consultant Jacques Monclar détaille l'actualité nord-américaine. A l'honneur : les Cleveland Cavaliers qui n'ont pas encore abdiqué face à Detroit et Manu Ginobili, l'homme fort des Spurs.


«HOULEUX»

 

NBA.com - Derek Fisher


Utah n'a pas réussi à remettre la série à égalité. Les Spurs sont forts, sont restés froids comme des lames dans une ambiance de «muerte». C'était en effet limite tant sur le terrain que dans les gradins. En agissant ainsi le Jazz s'est mis une inutile pression qui lui a peut-être valu de perdre des ballons capitaux au moment où il pouvait prendre le leadership du match, en fin de troisième quart-temps ou au début du quatrième. Des fautes techniques - Jerry Sloan et Derek Fisher expulsés -, des points abandonnés sur la ligne de lancers-francs, la cocotte-minute a explosé, ouvrant le chemin de la victoire (voire de la série?) à San Antonio. Les Spurs, regroupés autour de Tim Duncan, ont dominé la partie. Tony Parker, lucide et trés présent, fut largement maltraité par la défense du Jazz lors de pénétrations dont il le secret. Il y avait toujours un pied, un genou, un coude, un bras qui trainaient comme pour lancer des messages. A ce jeu-là, les Spurs ne sont pas bons à prendre, ils avaient déjà prouvé dans la fournaise du match 5 contre les Suns qu'ils pouvaient traverser les mers les plus agitées. Dans ce match 4, San Antonio était en mission, et on connait bien leur objectif final.


«LE TROISIEME HOMME»

 

NBA.com - Emmanuel Ginobili


Le duo Parker-Duncan est le socle des Spurs, on le sait. Dans ces play-offs et surtout lors du dernier match «El Manu» Ginobili a été un plus considérable, tour à tour créateur, scoreur de près comme de loin, opportuniste voire coquin. L'Argentin au profil aquilin a changé le cours de la série. Depuis que Gregg Popovich l'utilise en sixième, l'impact de Ginobili est supérieur, sa «grinta» et son sens du jeu faisant merveille. Champion Olympique en 2004, NBA All-Star en 2006, «El Manu» qui a un long et beau passé européen (Virtus Bologne) s'est totalement épanoui aves les Spurs et finit en trombe une saison durant laquelle il a pourtant dû batailler un peu pour retrouver toutes ses sensations.


«D WILL»

 

NBA.com - Deron Williams


On savait Carlos Boozer capable d'élever son niveau de jeu, on est ébloui par l'immense talent de Deron Williams. L'ancien d'Illinois régale par sa fraîcheur, son efficacité. Pourtant, il doit assumer la présence permanente de Bruce Bowen à ses basques, ce qui ne l'empêche pas de distiller plus de 25 pts et 8 passes depuis le début de la série. Son shoot plein axe en première intention est un must, sa relation avec Carlos Boozer rappelle celle qu'entretenaient Stockton et Malone, sans oublier son physique très dense qui lui permet d'aller au contact contre n'importe qui. Il est l'un des grands acteurs de cette «post season» et se positionne avec Tony Parker et Chris Paul comme un des grands au poste de meneur.


«AIR CONNU»

 

NBA.com - Daniel Gibson


Comme l'an passé, les Cavs sont revenus de 0-2 contre les Pistons. Avec un LeBron James (Photo Reuters) de gala, les Cavaliers ont su se remettre de leurs deux courtes défaites initiales. En étant autour de 90 pts, Cleveland a sa chance et le prouve. Sa défense arrive à contenir le collectif de Detroit dont les lignes sont rarement efficaces en même temps. De plus, les hommes de Flip Saunders piochent un peu à 3 pts (3/17 hier) et ne trouvent pas pour le moment la constance nécessaire. LeBron James, King James en l'occurence, qui polarise toute l'attention de la Ligue et des médias, a formidablement assumé son role de scoreur (32 et 25 pts sur les matches 3 et 4), ajoutant à cela 20 passes décisives. La belle surprise est venue de Daniel Gibson, sorti de nulle part qui, profitant de la blessure de Larry Hughes, a inscrit 21 pts (record en carrière), avec au passage un 12/12 sur la ligne de réparation. Les Cavs se cherche un meneur depuis longtemps, Damon Jones (trop shooteur), Eric Snow (en bout de course) n'ayant pas fait l'affaire, ce petit bonhomme de Gibson au shoot très pur, doté d'une bonne passe et d'un bon coup d'oeil, a tout pour faire bingo.


«MANO A MANO»

 

NBA.com - Detroit vs. Cleveland


Les matches entre Detroit et Cleveland sont au couteau - typiquement conférence Est - et se jouent toujours sur très peu de choses, sur des possessions finales. C'est splendide mais éprouvant pour les deux équipes. Ces finales de conférences sont sous le signe de la défense, de l'intimidation voire du combat. Bien évidemment, les arbitres ont un rôle fondamental pour tenir ces hordes sauvages. Et jusqu'ici, les hommes en gris assument bien leur tâche. Nul doute que la NBA doit s'appliquer considérablement au moment des désignations.

I Love This Game!!!

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