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Lebron, Kobe, Parker, Diaw... venez suivre les évènements du basketball... NBA, I Love This Game, NCAA et plein d'autres choses... come and check it out! ;o)

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L'oeil de Jacques Monclar - 17 mai 2007

Notre consultant Jacques Monclar revient sur la semaine de play-offs avec le duel, viril, entre les Spurs et les Suns, mais aussi sur le titre mérité de MVP donné à Dirk Nowitzki ou encore le sursis de New Jersey face à Cleveland.

 

L'ESPRIT, LA LETTRE, LE MATCH 5

 

Bruce Bowen defended by Steve Nash


Approche perturbée pour cette cinquième levée entre les Suns et les Spurs. Dans le final de la victoire de Phoenix à San Antonio lors du match 4, une charge aussi musclée qu'inutile de Robert Horry sur Steve Nash avait incité Amare Stoudemire et Boris Diaw à franchir les lignes du terrain. La NBA et Stu Jackson (Mr Discipline) a sanctionné. Deux matches de suspension pour R. Horry, un pour Boris et Amare Stoudemire. Les Spurs perdaient ainsi un 8e homme quand les Suns étaient privés de deux joueurs majeurs. Le débat sur la dureté de San Antonio est relancé, Phoenix est frustré, en colère, et malgré un match de coeur, les Suns ont été coiffés sur le fil d'une rencontre qu'ils ont pourtant longtemps dominée. Autour d'un Tim Duncan toujours exceptionnel (21pts, 12 rbds), les Texans n'ont pas lâché, passant un 11-2 dans le final. Ironie du sort, c'est Bruce Bowen, défenseur toujours à la limite du "défendu" qui, d'un shoot à 3 points venu de l'aile droite, renversa le match. 88-85 pour San Antonio, petit score, gros impact sur la série avant le match 6 à la "mort subite" pour Phoenix. Les Suns se sont prouvés lors de ces derniers matches qu'ils avaient les moyens de l'emporter, de perturber le bel ordonnancement des Spurs. Phoenix a payé cher (trop cher ?) le fait de répondre au défi physique "limite" de San Antonio dont la profondeur de banc est un atout majeur. Tony Parker a, lui, accompagné par sa bonne gestion le rush de son équipe, marquant de la tête de raquette un panier égalisateur fondamental dans le "money time" de ce que l'on peut appeler un "hold-up". Les Suns vont devoir jouer leur va-tout au SBC Center de San Antonio.

 

JAZZ

 

Mehmet Okur


Le Jazz est déja en finale de conférence Ouest. Très belle saison pour les hommes de Jerry Sloan. Leur collectif et leurs variations de jeu leur ont permis de surpasser des Warriors trop dépendants de leur adresse à 3 points et de leur meneur Baron Davis. Le plus absolu aura été l'impact de Carlos Boozer dans le jeu intérieur. Déja auteur d'une superbe saison régulière, Boozer est encore monté en régime, tutoyant les étoiles, succédant dans le coeur des fans à l'immense Karl Malone dont il est mieux qu'une réplique. Le réveil de Kirilenko, l'allant de Matt Harpring, de Memeth Okur ou Gordan Giricek ont également accompagné le succés du Jazz qui a pu compter sur un extraordinaire Derek Fisher lors des deux dernières rencontres. Véritable "Little Big Man", le petit gaucher n'a pas tremblé sur deux shoots à 3 points bien sentis et a ainsi envoyé Utah en finale en mettant du même coup fin à la belle aventure des Warriors de Golden State. Un peu trop sous le coup de l'émotion (Steven Jackson!), Golden State a perdu le nord et l'adresse quand le match se jouait. Bye-bye mais bravo pour le piment et la fraîcheur apportés à ces play-offs.

 

ET LE CANARD EST TOUJOURS VIVANT

 


Menés 1-3 par Cleveland, New Jersey se rendait à la "Q" Arena la tête sur le billot. Et autour du maestro Jason Kidd toujours immense, avec le filiforme (et improbable...) Mikki Moore étincelant, Bostjan Nachbar efficace à 3 points, les Nets ont survécu et joueront vendredi pour obtenir un septième match. Côté Cavaliers, seul Zydrunas Ilgauskas fut à son niveau. LeBron James et Larry Hughes ont cumulé un 8/31 aux tirs (5/14 et 3/17!). Tels des Cheyennes sur le sentier de la guerre, ces Nets ne lâchent rien et prolongent leur aventure. Pour peu que Vince Carter ou Richard Jefferson prennent feu, continuent de perturber LeBron James, l'aventure pourrait bien durer encore. Comme dans l'opposition Suns-Spurs, le score (72-83) est maigre. La répétition des matches, le"scouting" défensif, la pression font que le jeu change, devenant plus défensif, plus posé. Il est clair que LeBron James et ses Cavs ont besoin de rythme et que leur challenge offensif est là. De l'autre côté du terrain, il leur faut limiter l'impact de Jason Kidd, véritable homme-orchestre qui depuis le début des play-offs n'est pas loin d'être le joueur le plus dominant de la Ligue.

 

ATTENDU

 

Dirk Nowitzki


Dirk Nowitzki est donc MVP, succédant à son quasi frère Steve Nash. Les deux ont passé tant d'heures ensembles (ils jouaient côte à côte à Dallas) à faire des shoots supplémentaires, à travailler leurs points faibles que l'histoire est belle, que la leçon est forte. Pas un jour sans travail et au bout ces trois titres de MVP pour deux joueurs sur qui peu de personnes auraient mis une piècette au début de leur carrière.

 

ATTENDU-BIS

 

Brian Colangelo. in 2005 he received the General Manager of the Year Award


Brian Colangelo est le "Dirigeant de l'année" (executive of the year). Son "melting pot" tendance européenne a fait bingo! et le voilà de nouveau couronné (déja avec Phoenix). Attendu et mérité pour lui et ses Raptors de Toronto. Une pensée pour son plus proche collaborateur Mauricio Gherardini, ex-manager du Benetton Trévise dont l'influence positive mérite toutes les louanges.

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