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Lebron, Kobe, Parker, Diaw... venez suivre les évènements du basketball... NBA, I Love This Game, NCAA et plein d'autres choses... come and check it out! ;o)

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L'oeil de Jacques Monclar - 12 mai 2007

Notre consultant Jacques Monclar revient sur la semaine de play-offs avec l'avantage pris par Tony Parker et les Spurs dans leur duel contre les Suns de Boris Diaw, avec un "TP" en réussite, l'ambiance de folie dans le match Golden State - Utah. A l'Est, Cleveland est en bonne voie pour la qualification grâce à LeBron James et aux «mains soyeuses» de Zidrunas Ilgauskas et Detroit impressionne autant dans son jeu collectif que par ses individualités. La déception de la semaine revient à Dirk Nowitzki, qui sera probablement sacré MVP de la saison régulière mais sans avoir passé le premier tour des play-offs.

 

DUEL

 

 

En ramenant un succès d'Arizona, Tony Parker et les Spurs ont fait une bonne opération. En remportant le match n°2, les Suns sont restés dans la course, se sont rassurés, ont montré que la série serait probablement longue. L'adresse de "TP" sera un facteur déterminant. Habitué à faire des cartons contre Phoenix, Tony a ébloui lors du match d'ouverture avant de batailler avec son shoot lors du 2e match (5/14). Quand les Spurs ont le duo Duncan-Parker au zénith, ils sont quasiment imprenables, trouvant souvent avec les éternels Michael Finley ou Robert Horry de parfaits lieutenants. Un petit bémol sur le début de cette série quant au rendement de Manu Ginobili qui, sortant du banc, n'a pas trouvé ses meilleures sensations.

 

 

Côté Suns, Steve Nash est à son niveau. Sa sortie (nez ensanglanté après un choc avec Tony Parker) dans le final du premier match ayant coûté cher, la «bascule» se situe plus du côté d'Amare Stoudemire qui élève considérablement le niveau de Phoenix quand il est efficace dans la raquette. Shawn Marion, Raja Bell, Boris Diaw sont des valeurs ajoutées. Boris notamment qui touche plus la balle quand Amare Stoudemire joue plus près du cercle et peut faire valoir ses qualités de passeurs (7 dans le match n°2) et sa science du basket. Leandro Barbosa lui opére en joker absolu, véritable pendant de Manu Ginobili. On le voit, les talents ne manquent pas et les deux prochaines recontres au SBC Center de San Antonio seront de magnifiques oppositions. Greg Popovich a stigmatisé la mauvaise défense (à ses yeux) des Spurs dans le 2e match. La clé est là également, car bien défendre permet de traverser des crises d'adresse et ça, "Pop" le sait...

 

HOME, SWEET HOME

 

 

Utah et Golden State ont chacun remporté leurs matches à la maison et l'ambiance qui régne dans les deux salles est tout simplement fabuleuse. Comme est énorme le challenge que s'imposent les deux meneurs Baron Davis et Deron Williams, le premier en quéte d'une reconnaissance et l'autre d'une confirmation au meilleur niveau. Le potentiel d'attaque des Warriors est étonnant, Jason Richardson, Stephen Jackson, Mike Piétrus, Monte Ellis, Al Harrington et Biedrins pouvant prendre feu tour à tour. Golden State a frôlé la victoire lors des deux matches à Salt Lake City. Utah avait accepté le défi du jeu rapide et trouvé un Carlos Boozer au top avec autour de lui les Européens Memeth Okur-Andrei Kirilenko-Gordan Giricek ou encore Matt Harpring au soutien. Sans oublier Derek Fisher, héros émotionnel de la prolongation du match 2, revenu du chevet de sa petite fille pour venir s'opposer défensivement au "Baron des Warriors" et placer un shoot à 3 pts déterminant. Utah a lâché dans le match 3, devant la folie offensive des Californiens d'Oakland, devant la marée jaune des fans. La série risque de durer : l'allant de Golden State, la méthode du Jazz, le duel de coaches vétérans (Don Nelson-Jerry Sloan), des publics bouillants, tout est là pour un grand spectacle.

 

TRANQUILLE

 

 

Les Cavs de Cleveland avancent dans la discrétion et l'efficacité. LeBron James est fort, très fort et New Jersey a laissé passer les deux premières rencontres sans pouvoir faire douter Cleveland. LeBron James et ses coéquipiers vont aller dans le New Jersey en restant sur six succès consécutifs : c'est un gage de confiance mais peut être une ligne de faute si le trident Jason Kidd-Richard Jefferson-Vince Carter est au sommet de son art. Depuis le début des play-offs, les Cavs s'appuient plus sur l'immense Zidrunas Ilgauskas (2m20) et ses mains soyeuses. Bref le baromètre est au beau fixe côté Cavs mais ils feraient bien de se méfier de ces brigands de Nets, véritables desperados des phases finales qui voudront aller au bout des choses et d'eux-mêmes...

 

DETROIT BASKET BALL

 

 

C'est le refrain préféré du Palace d'Auburn Hills et c'est toute la NBA qui entend cette chansonnette... Les Pistons ont dévoré Orlando et mènent 3-0 face aux Bulls. Soit sept succès consécutifs, voilà qui calme. A commencer par Chicago, tenu à 20 pts et plus dans le Michigan et battu, les armes à la main, après avoir mené de 16 pts au United Center. Le match 4 pourrait permettre aux Bulls de sauver l'honneur (on peut y croire), de survivre et de retourner à Detroit. Si Chauncey Billups, Rasheed "The Sheed" Wallace, Tayshaun Prince restent à ce niveau de jeu et d'adresse, la suite s'annonce délicate. Les Pistons impressionnent dans tous les secteurs de jeu et dans la qualité des joueurs qui composent l'équipe. La greffe Chris Webber a fait bingo, Rip Hamilton court et marque toujours autant, Mc Dyess est un parfait complément altruiste et efficace. Flip Saunders dans sa seconde saison semble en phase avec un groupe affamé de victoires et de reconnaissance. Les Pistons sont là, c'est l'heure de "Detroit Basket Ball"...

 

MVP AU GOÛT AMER ET AMERTUME

 

 

Dirk Nowitzki sera sans doute MVP de la saison régulière et pourtant suite à la disparition historique de précocité des Mavs au 1er tour des play-offs le grand Allemand devra attendre quelque temps voire des années avant de savourer ce titre toutefois amplement mérité. Dallas et ses 67 victoires, Dallas qui avait frôlé le titre en 2006, Dallas dominant, c'était l'oeuvre de Dirk Nowitzki. Toujours au four et au moulin, marqueur-rebondeur permanent, leader de comportement, il avait gagné le respect de toute la Ligue. Les Mavs sont tombés mais ce titre pour Dirk Nowitzki laissera une trace de leur formidable parcours.

 

 

Amare Stoudemire, l'intérieur des Suns s'est lâché en dénonçant la rudesse voire la brutalité defensive des Spurs. C'est pour le moins maladroit et c'est un vieux refrain. Il est vrai que San Antonio joue près du texte, a des des joueurs d'expérience type Bowen qui en savent long sur les trucages mais de là à être de «sales joueurs» («nasty players»), il y a une marge. D'autant qu'avec ses qualités physiques inhumaines, Amare Stoudemire a montré dans le match n°2 qu'il pouvait survivre au broyeur que peut-être la défense des Spurs.

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